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Bitcoin: Une ascension fulgurante et des bouleversements politiques sans précédent

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Alors qu’il a battu des records de valorisation en janvier 2021, le bitcoin est (re)devenu un sujet central de débat économique et politique. Pourtant, de la monnaie elle-même jusqu’à la technologie qui la soutient, de nombreuses incompréhensions subsistent souvent. La Reprise fait le point.

D’abord le point sur ce qu’est Bitcoin exactement et son histoire. Yorick de Mombynes revient sur la définition, les applications et la genèse de cette crypto monnaie qui remonte bien avant la crise financière de 2008 souvent citée comme point de départ. Ses explications sont à lire ici.

La caractéristique du bitcoin est son architecture complètement décentralisée : puisque chacun peut devenir détenteur, teneur de registre ou bien émetteur de monnaie (on parle de mineur de bitcoin). En ce sens, il peut être comparé à l’encyclopédie Wikipédia à laquelle tout le monde peut contribuer sous réserve de respecter quelques règles posées dès le départ. La force du système est celle de la communauté qui l’anime : chacun peut vérifier que les règles posées au départ sont bien respectées. Plus la communauté grandit, plus ces règles deviennent difficiles à enfreindre.

Le bitcoin repose sur quelques règles qui n’ont pas été changées depuis 2008. La plus emblématique est celle du nombre total de bitcoin fixé par avance et qui ne pourra pas être dépassé, ce qui crée dès aujourd’hui la conscience d’une rareté relative là où les monnaies traditionnelles ont été fortement inflationnistes. En remplissant déjà certaines fonctions des monnaies traditionnelles (intermédiaire d’échange, unité de compte et réserve de valeur), le bitcoin est devenu une monnaie.

Après s’être attiré la méfiance des banques et celle des Etats qui craignent une évasion de l’épargne nationale, le bitcoin a fait l’objet de critiques plus ou moins justifiées. D’abord, il a servi et sert encore de monnaie d’échanges pour de nombreuses activités illicites sur internet ou sur le, moins traçable, dark web. La flambée de son prix à l’automne 2017 et fin 2020 a probablement contribué à l’enrichissement de ceux qui l’utilisent à ces fins. Ensuite, la consommation d’électricité nécessaire à son fonctionnement est très importante, même si la question est plus compliquée qu’il n’y paraît.

Enfin, le bitcoin pose peut-être un problème de respect de la vie privée ou, a minima, de droit à l’oubli. Bitcoin repose, en partie, sur la technologie de la blockchain, c’est-à-dire une chaîne de blocs qui enregistrent chaque transaction réalisée par la communauté dans des registres publics. C’est une innovation technologique majeure, peut-être la plus remarquable des 20 dernières années puisqu’elle permet de ne pas avoir besoin d’une autorité centralisatrice pour garantir l’intégrité des transactions réalisées. Mais parce qu’elle empêche toute modification des transactions passées et qu’elle garantit un accès public au registre, la blockchain est peu compatible avec un légitime droit à l’oubli.

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